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Carême 2022

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Avec Lui, renaître autrement

Présentation du thème de Carême 2022 année C
Mercredi des cendres 
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Carême en image, vidéo 2
           
1er dimanche
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 2e dimanche
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3e dimanche
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Humilité et humanité


Le mercredi 2 mars, Mercredi des cendres, marque le début du carême 2022. À cette occasion nous recevons au front de la cendre provenant des rameaux brûlés, et pendant 40 jours nous nous préparerons à la célébration de Pâques. La cendre évoque la terre, la poussière, la glaise. Étymologiquement, les mots « humilité » et « humanité » sont intimement liés par leur racine latine commune : « humus ». Humus signifie la terre au sens de sol. Dans la Bible, les Hébreux se couvraient la tête de cendres en signe de tristesse devant un malheur, pour exprimer un deuil ou encore en signe de pénitence. Pour manifester publiquement leur désir de conversion et de se repentir devant Dieu, les gens s’asseyaient sur des cendres et en répandant sur leur tête.

En Église catholique, la cendre est le symbole d’humilité, de pénitence et de conversion. Elle symbolise la fragilité de l’être humain et sa finitude devant l’absolue transcendance de Dieu. La cendre ou la poussière renvoie donc à l’état auquel retourne le pécheur qui se détourne de Dieu. Ce geste de pénitence anticipe aussi la victoire pour celui ou celle qui s’engage à faire confiance en Dieu.

Le geste de l’imposition des cendres est accompagné de ces paroles : « Convertis-toi et crois à l’Évangile » et « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Loin d’être une parole de culpabilisation et d’humiliation, l’imposition des cendres est une bénédiction et une invitation à recevoir la possibilité de repartir à nouveau à la suite du Christ, une occasion de renaître autrement avec lui. Tel est précisément le thème de ce carême, proposé par Vie liturgique.

Avec lui, renaître autrement

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À cause de la Covid-19, l’humanité connaît, semble-t-il, la crise la plus grave depuis la Seconde guerre mondiale. Cette crise entraîne des changements majeurs. Même si récemment, la plupart des gouvernements annoncent un « retour à une vie presque normale », tout indique que quelque chose a radicalement changé. Ces changements nous imposent à réapprendre à vivre autrement. Comme le rappelle la revue Vie liturgique, « Cela ne se fera pas d'un coup de baguette magique. Il y aura encore des jours difficiles, des défis importants. Mais, comme peuple de Dieu en marche, nous disposons d'outils précieux. Le premier est sans doute notre mémoire commune. Notre histoire nous donne raison d'espérer. Dieu a toujours été là. Il a toujours soutenu son peuple. Il l'a toujours relevé et guidé. Un autre "outil » important est constitué de célébrations liturgiques qui nous rassemblent et nous rendent plus forts. Et nous avons celui de la Parole qui nous rappelle sans cesse d'où nous venons et où nous allons, sans compter les sacrements, la prière, les sacramentaux, la communauté chrétienne...Vraiment, nous sommes bien équipés pour repartir à neuf (Vie liturgique du 06 mars au 24 avril 2022, p. 5).

Alors que nous entrons en Carême, souvenons-nous du long chemin de 40 ans que le peuple hébreu passa dans le désert avant d’entrer en Terre promise. Souvenons aussi des 40 jours de Jésus au désert dans la prière et le jeûne avant de commencer son ministère. Il a refait pour lui-même l’expérience que son peuple a faite dans le désert. Il y est resté fidèle à son Père. À la suite de Jésus, tournons-nous vers le Dieu de l’alliance, marchons avec lui pendant ces 40 jours vers la célébration pascale, centre de la vie chrétienne. Avec lui, préparons-nous à renaître autrement.

Rappelons-nous cependant que le Carême n’est pas un programme d’exception. En fait, il n’est pas non plus un temps fort; c’est Pâques qui est le temps fort. Le Carême nous y prépare. Vivons ce carême sans mesquinerie, sans en faire un temps factice d’exercices pieux vécu d’un air contrit. Le Seigneur ne veut pas que nous soyons mesquins dans notre soif de vivre heureux. Vivons donc ce carême sous le signe de la plénitude, de l’allégresse et de la grâce. Accueillons-le aussi comme un temps de pénitence, c’est-à-dire de conversion de nos rapports à Dieu, aux autres et à nous-mêmes. Que le jeûne, la prière et l’aumône concernent notre vie de tous les jours.

Temps d’ouverture 


Le Carême nous ouvre à des rencontres étonnantes et vivifiantes qui font parfois frémir le cœur d’une joie indicible. Il nous offre des espaces de solitude et nous fait aimer les heures creuses, ces heures où l’on ne fait rien d’autre qu’être à l’écoute la Parole. Il nous donne de savourer le frémissement du silence. Le Carême nous permet de découvrir et d’accueillir nos fragilités et notre humanité (humus), comme des espaces capables de laisser passer les rayons de la grâce de Dieu. De même, l’eau cherche toujours, pour les remplir, les endroits les plus bas, ainsi quand le Seigneur nous rencontre, pauvre et vide, il fait tout pour laisser couler sa tendresse dans nos failles. Carême est ainsi le temps de l’espérance et de la joie. Plus nous découvrons notre fragilité intérieure et nous entrons dans le dépouillement, plus nous saisissons l’étendue, la longueur, la largeur et la profondeur de la tendresse et de la miséricorde de Dieu. Au contraire, plus nous nous centrons sur nous-même et sur un idéal rêvé de perfection, plus nous nous remplissons d’une raideur inflexible et d’une fausse douceur. Plus alors, nous vivons le Carême comme un temps contraignant et non pas comme un moment de grâce.  Bon carême !




VISUEL ET GESTUEL DU CARÊME

(Proposition de Vie liturgique)

La revue Vie liturgique précise d’emblée que les suggestions de visuel et de gestuel, qui suivent, ont été pensées pour des messes de type familial; cependant elles peuvent convenir à tout type d'assemblée. Le visuel principal sera une grande croix drapée de violet, placée idéalement entre l'ambon et l'autel. Au début de chaque célébration, un objet évoquant un thème contenu dans les lectures du dimanche sera apporté en procession d'entrée et déposé au pied de la croix. On pourrait confier cette démarche à un enfant ou à une famille.

Chaque dimanche, après l'homélie ou au moment de l'envoi, le président ou une autre personne proposera à l’assemblée deux ou trois questions que chacun, chacune sera invité à porter jusqu' à la semaine prochaine.

PREMIÈR DIMANCHE 

Foi et fidélité
•    Objet à apporter en procession et à déposer au pied de la croix: un pain (cf. « L'homme ne vit pas seulement de pain », Luc 4, 4).
Questions à poser
•    Quelle place la parole de Dieu occupe-t-elle dans ma vie de tous les jours?
•    Est-ce que je professe ma foi? À qui?


DEUXIÈME DIMANCHE

Dieu de la promesse
•    Objet à apporter en procession et à déposer au pied de la croix: un sac à dos (cf. « Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier », Luc 9, 28).
Questions à poser
•    Quelle image est-ce que je me fais du Messie?
•    Où Jésus me donne-t-il rendez-vous cette semaine pour raviver mon espérance?


TROISIÈME DIMANCHE 

Libération et responsabilité
•    Objet à apporter en procession et à déposer près de la croix: une flèche comme on en voit sur des panneaux de signalisation routière (cf. "Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même », Luc 13, 3). On disposera la flèche de manière à ce qu'elle pointe en direction de la croix.
Questions à poser
•    Qu'est-ce que Jésus m'invite à changer dans ma manière de vivre?
•    Quelle est ma relation avec le Père du ciel?
•    Comment pourrais-je donner un peu plus d'espérance autour de moi?


QUATRIÈME DIMANCHE

Repartir à neuf
•    Objet à apporter en procession et à déposer au pied de la croix: une grosse chaîne (cf. « Il avait tout dépen¬sé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin », Luc 15, 14).
Questions à poser
•    Quels obstacles me retiennent pour aller vers le Père miséricordieux?
•    Suis-je porteur de justice comme saint Paul m'y invite?
•    Est-ce que je prends ma foi en main?

CINQUIÈME DIMANCHE

Vers de nouveaux horizons
•    Objet à apporter en procession et à déposer au pied de la croix: une petite plante verte (cf. "J'aurai fait couler de l'eau dans le désert, des fleuves dans les lieux arides, pour désaltérer mon peuple », Isaïe 43, 20).
Questions à poser
•    Qu'est-ce qui m'aide à garder confiance en la vie ?
•    Quel souvenir nourrit mon espérance et me fait continuer à avancer avec le Christ?

CHANT THÈME

Depuis qu'il est venu (Robert Lebel)

1.    Quand tu ne gardes plus
Au bout d'un long hiver
L'espoir d'une saison nouvelle
Rappelle-toi jésus
Qui franchit le désert
Conduit par un Amour fidèle.
Car depuis qu'il est venu
En nous tout a changé
Un monde est disparu
Un autre monde est né!
Depuis qu'il est venu…
2.    Quand tu n'acceptes plus
La route de la mort,
Le cœur déçu et sans courage
Rappelle-toi Jésus…
Rappelle-toi son corps
Rempli d'une clarté sans âge!

3.    Quand tu ne trouves plus
Sur l'arbre de ta vie,
Ces fruits qui pourtant devaient naître…
Rappelle-toi Jésus
Qui vient par son Esprit
T'offrir la chance de renaître.

4.    Et quand tu n'oses plus
Rentrer à la maison
Gêné de tes jours de faiblesse,
Rappelle-toi Jésus
Qui veut dans son pardon
Ouvrir ton cœur à sa tendresse.

5.    Quand tu n'arrives plus
À croire en l'avenir
Devant tes luttes infécondes
Rappelle-toi Jésus
Et son règne à venir

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