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​​​​​​​Avent 2021


Avec Lui, espérer encore

Présentation du thème de l’Avent 2021 année C

Avec Lui, espérer encore - Avent
Avec Lui, vivement la lumière ! – Temps de Noël
Avec Lui, renaître autrement - Carême
Avec Lui, transformer le monde - Temps de Pâques

Paroisse Notre-Dame de l’Eau Vive



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AVENT EN FAMILLE >>

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Au cœur de la vie…

Pessimiste ou optimiste ?

Un homme, à qui l’on demandait s’il est plutôt pessimiste ou optimiste, a répondu : « Quand je regarde la marche du monde, je suis plutôt un pessimiste. Lorsque je regarde le journal télévisé, que je lis un journal ou que je suis sur les réseaux sociaux, je suis devant le spectacle effrayant d’un monde sans grand avenir. Mais je suis un pessimiste rempli d’espérance, car ajouta-t-il, l’espérance est la conviction que nous ne sommes pas seuls et que nous ne serons jamais seuls. »

L’Église traverse des moments difficiles. Le monde en général est lui aussi secoué par les crises (sanitaires, politiques sociales) et par des tensions de tous genres. En ces temps difficiles, vivre devient un défi de chaque jour, devant l’adversité qui nous talonne sans cesse.

Pourtant, face à la douleur indicible, quand nous perdons pied et que le sol semble se dérober sous nos pas, ou que les épreuves nous assaillent de toutes parts, le fait d’espérer rend possible ce qui nous semble impossible.

Espoir et espérance

Il importe cependant de distinguer entre l’espoir et l’espérance. On sait bien que quand il y a la vie, il y a de l’espoir et que l’espoir fait vivre. On peut dire que l’espoir est la perspective d’une amélioration à vues humaines. L’espérance, elle, surgit quand il n’y a plus d’espoir. On peut caresser l’espoir, mais on est porteur de l’espérance. On peut nourrir des faux espoirs ; l’espérance en revanche naît du fond de notre cœur et elle rayonne. 

Pour le malade qui se bat, pour l’homme injustement condamné, pour la femme dont la dignité est bafouée, pour le jeune dont l’avenir est compromis, cultiver l’espérance, c’est semer la graine du possible.

 

Avec Lui…

L’espérance chrétienne s’enracine en Dieu

L’espérance chrétienne trouve sa source et son sens en Dieu. Dans la Bible, l’espérance est toujours liée à Dieu. Notre Dieu est un Dieu fidèle et, donc, fiable, qui fait des promesses et qui tient ses promesses. 

Dans l’Ancien Testament

L’Ancien Testament témoigne de cette fidélité de Dieu qui sans cesse promet et accomplit ce qu’il a promis. Dans les premiers livres de la Bible, l’espérance concerne d’abord les biens matériels : la terre promise, la prospérité, la délivrance et le rétablissement du peuple. Puis, chez les prophètes en particulier, l’espérance évolue, des biens matériels vers les biens spirituels : ce qui est promis c’est la réconciliation et l’harmonie relationnelle ; c’est la joie et le bonheur ; puis la venue du Messie. Dieu, lui-même, est considéré comme l’espérance de son peuple.

Dans le Nouveau Testament

La promesse suprême de Dieu s’accomplit en Jésus-Christ. La fidélité de Dieu est attestée par le venue du Messie. Jésus-Christ lui-même est appelé notre espérance. Jésus relance l’espérance lorsqu’il parle du Royaume de Dieu. Mais cette espérance n’est pas seulement pour l’avenir ; il est pour aujourd’hui : « Le Royaume des cieux est parmi vous ».

Avec Jésus, l’espérance de Dieu se réalise. Le Christ est notre guide et notre Sauveur; il est la source de notre attente. L’espérance est la persévérance dans la relation vivante avec le Christ lorsque nous nous tournons vers l’avenir.

 

Espérer encore…

Est-ce possible ?

Notre Dieu est un Dieu fidèle et fiable. Cependant, pour notre avenir, il ne nous promet pas d’éradiquer la COVID-19, ni la fin de la pauvreté et des guerres, ni l’amélioration de notre situation économique. Tout cela relève de l’espoir. Mais il nous promet la présence de son Fils, Jésus-Christ, dans les jours de nuit comme dans les jours de joie, dans nos réussites comme dans nos échecs… tous les jours. Telle est notre espérance, à distance autant de l’espoir que du désespoir. Telle est notre espérance dont nous devons toujours être prêts et prêtes à rendre compte (1 Pierre 3, 15) devant nos contemporains, habités comme nous, par l’espoir et le désespoir, entre le pessimisme et l’optimisme. 

Nous ne sommes pas seul

Notre espérance nous dit et nous assure que nous ne sommes pas seul. En Jésus-Christ et par lui, Dieu souffre et lutte avec nous. Nous ne savons pas ce que sera l’avenir de notre paroisse, de notre diocèse, de la ville de Gatineau, du Québec, de notre monde, dans les années à avenir, et dans quelle situation vivront nos enfants et les générations à venir…Peut-être que les choses iront mal, voire très mal. Même si nous pouvons être pessimistes, mais nous, chrétiens, sommes des pessimistes remplis d’espérance. Car nous sommes convaincu d’une chose : Dieu est et sera présent à nos côtés en Jésus-Christ. Notre avenir est en Jésus-Christ. Nous n’avons donc rien à craindre car « rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Romains 8, 39).

Avec Dieu rien n’est jamais perdu

L’espérance nous murmure qu’avec Dieu, rien n’est perdu d’avance, même au plus fort des tempêtes de l’existence. Espérer, c’est puiser en Dieu et en soi la force pour avancer. L’espérance n’est donc pas passive ; elle est résolument active. Elle peut paraître irrationnelle, pourtant elle capable de soulever le monde. 

  

 

Dans notre communauté…

 
Une espérance qui engage

L’espérance ne nous amène pas à attendre passivement l’intervention de Dieu, elle nourrit au contraire nos engagements missionnaires en faveur de la solidarité, nos combats pour la justice et la paix, nos préoccupations pour la sauvegarde de l’environnement en vue des générations futures. 

Ainsi au plus fort de la crise de la COVID-19, quand tout semblait compromis, nous avons pu et avons su cultiver l’espérance…encore telle une force intérieure, tenace et chevillée, qui trouve sa source dans l’Esprit Saint, et qui nous rend capables de déplacer « les montagnes » d’indifférence, de haine, de préjugés, d’exclusion, de mensonge, d’égoïsme, etc.

L’espérance n’est pas un optimisme béat

Elle est le contraire de l’inertie ; elle est action. L’espérance refuse l’inaction, l’injustice, le hasard et la fatalité. Dans notre paroisse, particulièrement, pendant les mois les plus difficiles de la pandémie où l’horizon semblait bouché, notre espérance a revêtu plusieurs visages et elle s’est exprimée par des gestes évangéliques concrets.

Photo 2019

Concrètement…

 •    Alors que l’accolade, la poignée de main, la tape sur l’épaule, le bisou ont fait et font encore défaut, les Troubadours de la bienveillance se sont assurés que personne ne demeure dans l’oubli et dans la solitude.

•    Avec l’interdiction de nous rencontrer, de nous rapprocher, de nous retrouver, les membres du comité de liturgie se sont souciés d’appeler, par le biais du téléphone, les personnes aînées de la communauté pour prendre de leurs nouvelles et leur en donner quelques-unes de la paroisse.

•    Malgré les restrictions de tous genres, la communauté catholique du Plateau s’est mise à l’écoute des membres les plus souffrants, elle a proposé des projets de rencontre en virtuel, des visitations, de l’aide et du soutien, du temps pour la prière et pour l'écoute de la Parole... 

•    Impliqués à la Saint Vincent de Paul ou au Comité-Partage, plusieurs paroissiens et paroissiennes ont refusé de désespérer de notre monde ; ils ont trouvé des forces nouvelles en Dieu pour s’engager sans crainte avec foi, espérance et charité, dans le combat pour la justice, pour la solidarité, pour la paix et pour la fraternité.

•    Notre espérance s’est manifestée par le soutien à la liturgie de la paroisse, à la prière commune ou en petits groupes, par l’attention aux plus fragiles de la communauté qui n’ont pas manqué de pain eucharistique...

•    Animées par une folle espérance, des enfants, des jeunes et des adultes de notre paroisse nous rappellent continuellement l’importance de la sauvegarde de l’environnement et de la préservation de notre maison commune, et le vivre-ensemble.

•    À la suite de la démarche synodale entreprise par notre diocèse et alors que nous entreprenons celle que vient de lancer le pape François, nous prenons conscience que l’Église est le peuple de Dieu appelé à marcher ensemble en s’écoutant.

•    L’espérance chrétienne s’exprime également dans des paroles que nous nous adressons et par des gestes que nous posons en famille, au travail, à travers nos relations…

 

Pendant cet Avent, puissions-nous...

 

  • retrouver cette voix intérieure et cette force indicible qui nous assurent que rien n’est jamais perdu avec Dieu 
  • retrouver cette manière sans cesse renouvelée de regarder l’existence et ses vicissitudes non comme un mal, mais comme une promesse de vie
  • renouer à cette joie d’espérer et d’attendre celui qui est déjà venu et qui toujours vient

Nous vous souhaitons un joyeux temps de l’Avent !

Chant thème de l’Avent

Attente joyeuse

                                Texte et musique Pascal Gauthier

R/Attente joyeuse du peuple de Dieu;
    Il vient le Roi des pauvres, nourrir notre espérance.

1.    Nous mangeons le pain donné pour nous relever.
Suivons l’étoile annonçant la paix; elle mène à l’Amour qui naît.

2.    Nous croyons aux prophéties, aube du Messie.
Il se révèle dans les Écritures, Parole qui nous rassure.

3.    Nous préparons le chemin pour l’Enfant divin.
Il est justice et Sauveur du monde; en nous, la joie surabonde.

4.    Nous méditons dans nos cœurs l’œuvre du Seigneur.
Avec Marie qui enfantera, chantons Magnificat!

5.    Nous revêtons le salut, le nom de Jésus.
En messagers, proclamons, crions : debout, fille de Sion.





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2021 – LES éDITIONS NOvALIS INC; TEXTE ET MUSIQUE : PASCAL GAUTHIER (CHANT-THèME, AvENT 2021)

 

Aménagement liturgique

La reconstruction

Avec la généralisation de la vaccination, nos assemblées dominicales et, en général, nos communautés chrétiennes retrouvent peu à peu un rythme de vie on ne peut plus normal. Alors que l’Avent marque le début d’une nouvelle année liturgique, les célébrations de l'Avent pourraient contribuer à montrer que nous entrons graduellement dans la phase de reconstruction.

Un visuel à bâtir

De dimanche en dimanche, la crèche sera construite avec, autant que possible, la collaboration des membres de l’assemblée qui se prêteront volontiers au jeu. Il est important de préparer en conséquence les personnes choisies pour cette tâche.

Suggestions pour l’homélie

La démarche se tiendra idéalement après l’homélie. Le président pourrait conclure celle-ci par un lien avec le thème : Avec lui, espérer encore… Quand on construit quelque chose, c’est qu’on espère arriver à un résultat. Et en communauté chrétienne, nous croyons que nous pouvons compter sur le meilleur « contremaître » qui soit, le Christ ressuscité, celui-là même dont nous préparons la venue (Vie Liturgique p. 19).

Il serait par ailleurs important, durant ce temps de l’Avent, de mettre en évidence, dans la prédication, le thème de l’espérance et de le relier autant que possible avec la réalité sociale contemporaine. Nous nous encourageons également, dans la mesure du possible, d’approfondir la compréhension de ce thème et de nous rappeler que, par le sacrement de la confirmation, nous avons reçu la mission entre autres de témoigner du Dieu de l’espérance.

 

Suggestions de visuel

 

Proposition de Vie Liturgique. Il est important de rappeler que Vie liturgique fait une proposition de visuel; chaque communauté demeure entièrement libre d’imaginer un visuel qui lui corresponde davantage. Il importe à cet égard de se rappeler que, tout comme le symbole, le visuel joue le rôle de soutien à la foi des fidèles ; il éveille l’attention vers le mystère célébré. Il ne doit donc ni prendre la place du mystère ni l’occulter. On peut monter une crèche ou une couronne, ou même les deux.


Pendant l’Avent

Au fil des dimanches, la crèche sera construite avec la collaboration de quelques membres de la communauté. De cette façon, elle exprimera l’idée de communion et d’Église.

Le premier dimanche

On aménage le lieu où sera placée la crèche. On peut alors installer les premiers éléments comme le fond de scène ou une plateforme (laissé à l’imagination de chaque communauté).

Le deuxième dimanche

On dresse les murs de la crèche.

Le troisième dimanche
On installe le toit de la crèche.

Le quatrième dimanche 

On ajoute enfin de Berceau de l’enfant Jésus et s’il y a lieu les éléments décoratifs installé.

À partir de Noël…

On confectionne une large banderole avec une grande étoile fixée à une extrémité. Sur la banderole, on inscrira : « Un enfant nous est né ! » la banderole sera suspendue ou collée dans le chœur ou à un autre endroit bien visible de l’assemblée. 

À la fin de la célébration, on invite une famille à venir prendre possession de la banderole. Elle pourra l’afficher à la fenêtre de sa résidence. Le lendemain, fête de la Sainte Famille, elle rapportera la banderole à l’église et elle sera confiée à une autre famille, et ainsi de suite jusqu’à la fête du baptême du Seigneur.

Au fil des dimanches

 

De dimanche en dimanche, la Parole est notre lumière… Les lectures de quatre dimanches de l’Avent présentent Dieu comme celui qui promet un « Germe de justice » et bonheur, comme celui qui se souvient de ses promesses et qui annonce la naissance d’un Sauveur. Face à une telle annonce, il ne peut qu’y avoir de la fébrilité en l’air. C’est ce qu’atteste la parole de Dieu.

1er dimanche de l’Avent-28 novembre 2021

Nous entrons dans une nouvelle année liturgique : l’Évangile selon Luc sera notre guide. Nous entrons également dans le temps de l’Avent, un temps d’attente. Et nous y entrons de façon très particulière avec des images et des appels de l'Évangile, qui peuvent nous surprendre, mais qui expriment justement ce que l’attente peut porter de peurs et d’espoirs, et aussi de risques, de doute et de tentations. Depuis plusieurs mois, nous avons connu l’angoisse, le doute, le découragement et même le désespoir… Malgré tout cela et malgré les scènes de chaos vécus çà et là, le Seigneur ne nous pas laissé sombrer. Avec lui, nous pouvons encore espérer. 

Piste de réflexion pour la semaine

En ce temps encore difficile, quelles peurs, quels doutes m’habitent ? 

Quels espoirs et quelle espérance remplissent mon cœur ?

Quelles sont les attitudes d’espérance que je peux développer?

2e dimanche de l’Avent-5 décembre 2021

L’évangile de Luc présente la venue de Jésus parmi nous comme une grande nouveauté. Le salut de Dieu approche. Ce sera la grande visite. Luc situe cet événement dans l'histoire politique de l'empire romain (sous l'empereur Tibère), puis dans l'histoire politique et religieuse de la Judée et de la Galilée. Aussitôt après, Jean le Baptiste entre en scène, invitant à la conversion et annonçant la venue du salut promis par Dieu. La Parole de ce dimanche nous mène vers celui que nous attendons, qui vient tracer en nos cœurs une route vers nos frères et sœurs, à travers tous les déserts de notre temps : déserts de la solitude, de l’incompréhension, du désespoir, désert spirituel… Avec lui, nous pouvons encore espérer.

Pistes de réflexion pour la semaine

Dans mon milieu (famille ou travail), dans mes relations, et finalement en moi-même, quel chemin cahoteux a besoin de réparation, quel ravin, quel fossé convient d’être comblé, quelle montagne et quelle colline doivent être abaissées, à quel travail de transformation pourrais-je m’atteler.

3e dimanche de l’Avent- 12 décembre 2021

Nous nous approchons de la célébration de la nativité de Jésus. Dans la liturgie de ce dimanche, une voix retentit. Elle parle de solidarité et de partage, elle invite à la justice, à la droiture, à la bienveillance et à la non-violence. Cette voix dérange, mais elle parle vrai, elle encourage, redonne la force et donne le goût d’espérer, car elle annonce quelqu’un à venir et à attendre comme une Bonne Nouvelle. 

Pistes de réflexion pour la semaine

Qu’est-ce qui dans les appels de Jean m’interpelle vigoureusement? En quoi cela m'interpelle-t-il?

Pendant cette semaine, quels appels de Jean pourrais-je transmettre autour de moi? À qui et comment?

4e dimanche de l’Avent- 19 décembre 2021

Éblouie par la rencontre de l’Ange, Marie devient missionnaire et se met en route. C’est cette rencontre qui la met en mouvement et la pousse « en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda ». Contrairement à ce qu’on a souvent pensé, Marie n’y est pas allée d’abord pour aider Élisabeth sa cousine, âgée, qui était enceinte et qui, de ce fait, nécessitait une assistance. Elle y est allée prestement plutôt pour partager quelque chose – la bonne nouvelle qu’elle venait de recevoir de l’ange et qui l’a profondément troublée – avec Élisabeth sa parente en qui s’étaient passées également des choses étranges et qui, aux dires de l’ange, a été elle aussi visitée par Dieu.

Pistes de réflexion pour la semaine

Qu’est-ce qui peut bien me presser aujourd’hui pour que j’aille en « pays montagneux », c’est-à-dire milieux rudes et escarpés, de l'Outaouais?

Vers qui dois-je me hâter pour rendre visite cette semaine ? 

Est-ce je prends le temps de bénir Dieu pour les visites que je reçois?

 

Joyeux temps de l’Avent !

 

Paroisse Notre-Dame de l'Eau Vive

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