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Avant d’écrire
mon homélie, j’ai pris le temps de souligner plusieurs
phrases qu’on trouve dans la célébration
d’aujourd’hui. En
voici quelques-unes! « Alors que s’ouvre aujourd’hui
un temps d’espérance ». « Voici venir des jours
où j’accomplirai la promesse de bonheur ». « Redressez-vous
et relevez la tête, car votre rédemption approche ». « Présentons
au Père du Ciel les espoirs de nos frères et de nos sœurs ».
« Il viendra
de nouveau… afin que nous possédions dans la pleine lumière
les biens que tu nous as promis ». « Qu’il rende
ferme votre foi, joyeuse votre espérance. »
Toutes ces
petites phrases nous révèlent bien que le temps de l’Avent
est un temps d’espérance.
Nous attendons Jésus le jour de Noël, nous
l’attendons aujourd’hui, nous l’attendons au bout de nos
jours et à la fin des temps.
Toutes nos espérances, petites ou grandes, reposent
sur cette grande espérance. On peut sans doute se poser des
questions. Qu’est-ce
que nous espérons pour nous-mêmes aujourd’hui? Qu’est-ce
que nous espérons pour notre communauté demain? Qu’est-ce
que nous espérons pour l’avenir de nos enfants et de nos
petits enfants? Toutes ces espérances, nous sommes invités
à les nommer et à les prier pendant ce temps de l’Avent.
Toujours en préparant
mon homélie, j’ai trouvé un très beau texte, une petite
histoire qui nous parle d’espérance.
J’ai le goût de vous le partager.
« C’était
la première journée d’école pour madame Thompson, cette
enseignante de cinquième année.
Elle ne fut pas
sans remarquer, dans la première rangée, tout affaissé, un
petit garçon du nom de Théodore.
Elle avait
remarqué Théodore l’année précédente et elle voyait
qu’il ne jouait pas beaucoup avec les autres enfants, que
ses vêtements laissaient à désirer et qu’il avait besoin
d’un bon bain. De
plus, comme Théodore se montrait déplaisant, elle commença
à se montrer impatiente à son endroit.
En faisant
l’étude du dossier de Théodore, elle fut surprise de
constater qu’en première année, cet enfant était un élève
brillant avec un rire communicatif.
Au cours des années, son comportement avait changé en
raison de la longue maladie puis de décès de sa mère.
Madame Thompson comprit le problème et elle eut honte
d’elle-même
Un jour, des
élèves lui apportèrent des petits cadeaux de Noël enveloppés
dans du beau papier tandis que Théodore lui apporta un cadeau
enveloppé maladroitement dans du gros papier brun de sac d’épicerie.
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Quand elle
l’ouvrit, certains enfants se sont mis à rire
lorsqu’elle trouva un bracelet bon marché avec des
morceaux manquants et une bouteille de parfum à demi
rempli. Mais les
enfants se sont arrêtés de rire lorsqu’elle
dit qu’elle adorait le bracelet, l’enfila et se mit du
parfum au poignet.
Ce jour-là
Théodore était resté après la classe, juste assez
longtemps pour dire : « Madame
Thompson, aujourd’hui, vous aviez l’odeur de ma
mère.»
À parti de
ce jour, elle arrêta d’enseigner à lire, écrire et
calculer. À la
place, elle commença à vraiment enseigner aux enfants.
Elle donna une attention particulière à Théodore.
À la fin de
l’année, celui-ci était devenu l’un des enfants les
plus brillants de la classe.
Un an plus tard, elle trouva sous sa porte, une note
avec une rose de Théodore lui disant qu’elle était la
meilleure enseignante qu’il n’avait jamais eue.
Les années
passèrent et une autre lettre avec une rose arriva.
La lettre expliquait qu’elle était toujours la
meilleure professeure et de loin sa préférée.
Maintenant, sa signature était un peu plus longue :
« Théodore Stoddard, médecin. »
L’histoire
ne se termine pas ici! Un
jour, pendant l’hiver, il y eut une autre lettre toujours
avec une rose. Théodore
écrivit qu’il avait rencontré une fille et qu’ils
allaient se marier au printemps.
Il expliqua que son père était décédé il y a
quelques années et demanda à Mme Thompson si elle voulait
bien prendre la place de sa mère lors de la noce. Elle
accepta bien sûr! Et
savez-vous quoi? Elle porta le fameux bracelet et aussi le
parfum que la mère de Théodore portait le dernier Noël
que Théodore avait passé avec elle. »
On peut dire
de Mme Thompson que, par son attitude et ses gestes, elle a
donné des mains à l’espérance.
Il me semble que ce temps de l’Avent nous invite
nous aussi à donner des mains à l’espérance.
Nous réalisons bien que notre Église n’est plus
ce qu’elle était, qu’elle n’a plus les moyens
d’entreprendre des chantiers d’envergure, qu’elle se
doit d’être plus modeste, un peu comme le semeur qui répand
la semence. Il
bêche la terre, y met de l’engrais, l’arrose.
Il fait confiance à la semence.
Semer, c’est un geste d’espérance; c’est comme
donner la vie. Dans
notre Église le temps des semailles est arrivé, le véritable
temps de l’espérance.
Rappelons-nous que le semeur, c’est Celui qui
est ressuscité le matin de Pâques.
Rappelons-nous qu’on possède une semence de
première qualité : le message de Jésus. »
Poursuivons
notre célébration en confiant au Seigneur tous nos
espoirs, nos rêves, nos désirs, avec l’assurance que
notre prière trouvera une place dans son cœur.
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