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J’ai
beaucoup aimé la 1ière lecture que nous avons
entendue tantôt. On
dit que c’est le roi Salomon qui a été l’inspirateur du
livre de la Sagesse. Cet
homme puissant qui a marqué l’histoire d’Israël nous dit :
« J’ai prié, et l’intelligence m’a été donnée.
J’ai supplié et l’esprit de la Sagesse est venu en
moi », à tel point que des rois étrangers venaient le
consulter. On
comprend qu’il voit la sagesse, non pas comme un dû mais
comme un don de Dieu. Aussi,
il la préfère au pouvoir politique, à la richesse, aux
pierres précieuses, à l’or, à l’argent, à la beauté
physique.
Il me semble
que cette lecture prend toute une couleur dans ce temps que
nous vivons. Nous
sommes en pleine crise économique parce qu’on veut faire de
l’argent à tout prix. On
cherche à s’enrichir honteusement.
Depuis des mois, on crie au scandale.
Mais ça ne nous empêche pas de rêver aux millions de
la loterie, d’aller jouer au casino dans l’espoir de
gagner, et d’applaudir les jeunes athlètes qui deviennent
trop riches.
En cette fin
de semaine de l’Action de Grâce, on peut
sûrement demander au Seigneur de nous donner un esprit de
sagesse, une sagesse qui nous
permet de nous attacher aux valeurs sûres.
Après avoir
fait l’éloge de la sagesse, la liturgie nous présente une
autre valeur qui peut donner de la couleur à notre vie chrétienne :
la Parole de Dieu, une Parole « qui juge des intentions
et des pensées du cœur ». Elle
veut nous libérer des faux dieux, des paradis artificiels
pour qu’on s’ajuste au plan de Dieu sur l’humanité et
qu’on s’engage à la construction du Royaume.
Le monde dans lequel nous vivons nous propose toute
sorte de bonheurs, la Parole de Dieu nous propose un autre
bonheur : la vie éternelle, la communion d’amour avec
Dieu.
En cette fin
de semaine de l’Action de Grâce, nous pouvons sûrement
remercier le Seigneur pour sa Parole qui nous éclaire.
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Et puis,
l’évangile nous a présenté un
homme qui cherche le bonheur.
« Que dois-je faire pour avoir en héritage la
vie éternelle? »
Ce n’est pas n’importe qui! On voit qu’il connaît
bien sa religion et qu’il met en pratique tous les
commandements.
Mais son cœur,
pourtant bon, n’est
pas libre. Il
est attaché à de grands biens. Et pour cette raison, il
n’est pas capable d’accueillir le don de Dieu, celui de
son amour et de son salut.
Il n’est pas capable de suivre Jésus sur une route
nouvelle, plus exigeante et « il s’en alla tout
triste. » Il
n’arrive pas à comprendre que l’amour de Dieu est
premier.
Et Jésus,
en regardant autour de lui affirme qu’il est difficile à
ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le
royaume, qu’il est plus facile à un chameau de passer par
le trou d’une aiguille.
Quand j’étais pasteur à Notre-Dame-de-Lorette, un
évêque de passage m’avait offert de faire l’homélie
sur cet évangile. Il
m’avait raconté que dans le mûr qui entourait la ville
de Jérusalem, il y avait une porte plus petite que les
autres qu’on appelait le « trou de l’aiguille. »
Quand les marchands passaient par là, il fallait
qu’il décharge les chameaux de tous leurs bagages afin de
passer par la porte étroite.
Les textes
d’aujourd’hui nous invitent à être sages, à remettre
les biens matériels à leur juste place.
Ils sont indispensables, c’est sûr, ils sont même
vitaux, mais ils ne devraient jamais occuper toute la place
de notre cœur.
En cette fin
de semaine de l’action de grâce, remercions Dieu de nous
indiquer la voie de la sagesse, de nous éclairer, de nous
indiquer des chemins de bonheur. C’est un chemin qui
n’est pas facile, Jésus nous le dit clairement, mais il
dit, tout aussi clairement « Pour
les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu, car
tout est possible à Dieu » parce que le salut n’est
pas une conquête à bout de bras, il est un cadeau que
l’on reçoit.
Poursuivons
notre prière.
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