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« C’est
la beauté qui sauve le monde! »
Cette
semaine, je lisais un article où l’auteur disait que
notre monde est bien « moche ».
Un mot qui ne revient pas souvent même si on le trouve
dans les plus grands dictionnaires! Un mot qui vient du verbe
« amocher », qui
veut dire « donner des coups, défigurer, enlaidir. »
Il
avait peut-être raison de le dire!
Depuis toujours, on n’arrête pas de malmener notre
monde, de le défigurer, de l’enlaidir.
On nous parle de l’environnement qu’on détruit,
des glaciers qui fondent rapidement, des sables bitumineux,
des gaz à effet de serre, des produits chimiques qui détruisent,
des animaux qu’on engraisse de force... Sans compter sur
beaucoup de violences : des massacres de femmes et
d’enfants innocents, des camps de réfugiés à n’en plus
finir, des victimes de guerres dans bien des coins du globe.
Et sans compter encore les injustices?
On pourrait continuer et la liste serait bien longue.
En plus, il faut bien reconnaître que ce n’est pas toujours
la faute des autres, que nous sommes tous capables de faire
des mauvais coups qui enlaidissent ou défigurent la face du
monde.
Qu’est-ce
qui pourrait bien sauver notre monde? Lui redonner un beau
visage? Lui rendre
le sourire et la joie? Ma réponse est toute simple : la
beauté. C’est
la beauté qui sauve le monde! En l’écrivant, je pensais à
ce beau texte du prophète Isaïe :
« Le loup habitera avec l’agneau; le léopard se
couchera près du chevreau; le veau et le lion s’en iront au
même pâturage; la vache et l’ourse seront amies; le bébé
jouera sur le nid du serpent. »
Qui peut faire en sorte que notre monde soit beau?
Nous
avons été invités tantôt, avec Pierre, Jacques et Jean, à
contempler Jésus transfiguré.
Pendant un instant, Jésus a montré à ses disciples
un peu de son mystère profond, un mystère révélé par une
voix qui venait de la nuée : « Celui-ci est mon
Fils bien-aimé ». On
comprend que Dieu a déposé dans son Fils la plénitude de
son amour. Et cet
amour est tellement puissant qu’il se traduit par un éblouissement
qu’on a du mal à imaginer, un amour qui déborde en beauté
sur son propre corps, sur son visage d’abord, mais aussi sur
« ses vêtements qui devinrent resplendissants, d’une
blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une
blancheur pareille. »
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La
beauté! Nous
savons un peu ce que c’est!
En revenant de Chelsea, un soir, après une pratique
de mariage, j’ai vu un arc-en-ciel comme je n’en avais
jamais vu, un demi-cercle parfait, de toute beauté.
Il y a quelques années, aux Îles de la Madeleine,
j’ai vu un
coucher de soleil extraordinaire. J’ai l’impression de
le voir encore! En
fin, de semaine, je voyais à la télévision une émission
sur les papillons en liberté au Jardin botanique de Montréal.
Quelle beauté dans les couleurs si variées!
Quelle création extraordinaire? Qui parmi vous n’a
pas vu, à un moment donné, quelque chose de très beau?
La
beauté, on dirait que ça nous fait revivre, que ça nous récrée
un peu! La beauté, ça nous donne de la joie, et même de
l’espérance. Mais,
ce n’est pas toujours vrai!
On peut avoir du mal à voir la beauté quand on s’enferme
trop dans nos limites ou quand nous avons un regard trop
superficiel! On
peut même rester complètement indifférent devant quelque
chose de très beau.
Il
y a une raison à cela!
La beauté, ça commence par en dedans! C’est, dans
nos yeux, dans notre regard que la beauté devient vivante.
On sait très bien, par exemple, que la beauté d’un être
humain, ça va bien plus loin que les charmes de son corps,
ça va jusque dans la beauté du cœur, la beauté
intérieure, la beauté de l’amour qui est là, d’un
amour qui dépasse les apparences pour rejoindre le mystère
d’une personne. C’est
l’amour qui
illumine le regard, qui transforme la manière dont nous
pouvons voir les autres.
Aujourd’hui,
avec Pierre, Jacques et Jean, prenons le temps de contempler
Jésus transfiguré, Jésus ressuscité.
Quand on prend le temps vraiment de le faire, on découvre
que Dieu nous regarde comme il a regardé Jésus le jour de
la transfiguration. Plus
encore! On
comprend qu’il veut nous revêtir de la même beauté
qu’on voit chez son Fils.
En Jésus transfiguré, il nous promet que la laideur
du mal et de la mort sera engloutie pour toujours dans la
lumière de son éternelle Beauté.
Avec confiance, marchons vers la belle fête de Pâques,
vers ce moment où Jésus passera de la défiguration à la
transfiguration, pour nous dire ce à quoi il nous promet.
Poursuivons
notre prière.
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