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Une petite histoire pour commencer.
Un jour, un jeune poisson s'approcha d'un vieux poisson
sage et lui demande : "Pouvez-vous me dire où se
trouve l'océan?"
Surpris d'une telle demande, le vieux sage lui dit : "Veux-tu
vraiment savoir où il se trouve?
Oui, insiste le jeune, je veux savoir où il est,
comment l'atteindre et le voir de mes propres yeux ".
Alors le vieux sage sourit aimablement et lui répond :
"l'océan que tu cherches, c'est celui où tu nages présentement."
Surpris, et ne le croyant pas, le jeune poisson
repartit à la recherche de celui qui pourrait lui dire où se
trouve l'océan. Dimanche dernier, je vous disais que
l’agenda de Dieu était plein de rendez-vous. Dieu nous
donne plein de rendez-vous, mais savons-nous le reconnaître?
Quand Jésus est arrivé dans le monde, ça faisait déjà
très longtemps que les Juifs l’attendaient.
Et au cours des siècles, ils s’étaient fait une
petite idée de lui. Ils avaient vécu tellement de guerres,
de défaites, d'exil, qu'ils attendaient un Messie puissant,
un roi guerrier, quelqu’un qui donnerait de l’éclat à la
nation comme au temps du roi Salomon.
Mais Jésus est arrivé comme un petit enfant, fils de
charpentier, pauvre et sans défense, obligé de s’exiler en
Égypte. Il
habitait le village de Nazareth et on disait : "Que peut-il sortir de bon de Nazareth. " Pour
toutes ces raisons, les juifs ont eu bien du mal à le reconnaître.
En 2008, on a toujours du mal à reconnaître les signes
de la présence de Dieu. On s’imagine que pour le reconnaître,
il faut de grands événements ou de grandes révélations,
qu’il se révèle comme à Moïse dans le buisson ardent,
comme à Abraham ou Samuel dans une vision.
Il arrive qu’on ressemble au petit poisson de ma
petite histoire. On nage dans un océan d’amour et on ne le
voit même pas. Il choisit des personnes que nous côtoyons,
des événements que nous vivons, des gestes tout simples pour
se faire connaître, et on a toujours du mal à le reconnaître.
Quand on vient à l'église pour prier dans la
tranquillité de l'après-midi ou du soir, Dieu est là au cœur
du silence. Quand
on prie dans le secret de notre cœur et qu'on s'adresse à
Celui qui est au plus intime de nous-mêmes, Dieu est là, en
nous, Quand on vient célébrer l'Eucharistie avec nos frères
et nos sœurs, écouter sa Parole et communier à son Pain de
vie, Dieu est là. Quand on pose un geste de tendresse ou de
solidarité envers des humiliés de la vie ou des blessés de
notre monde, le Seigneur est là aussi.
Quand on découvre tout ce qui se fait de beau et de
bon en ce monde, Dieu est là,
à l'œuvre parmi nous et par nous.
Dans l'évangile aujourd'hui, on voit que Jean Baptiste a
su reconnaître Jésus et qu’il aide les siens à reconnaître
en Jésus l'Envoyé de Dieu, celui qu'ils attendaient depuis
si longtemps. "Je
ne suis pas le Messie", disait-il, mais "Au
milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas;
c'est lui qui vient derrière moi".
Il affirme clairement que l'homme du projet de Dieu,
l'homme attentif aux pauvres et aux petits est là au milieu
d’eux.
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A notre tour, nous sommes appelés à être des
"Jean Baptiste" dans notre monde, dans notre
famille, dans notre lieu de travail, à être des témoins
authentiques du Christ.
Nous sommes appelés à vivre de telle sorte que
notre entourage s'interroge sur ce qui nous anime profondément,
sur ce qui donne de la couleur à nos gestes et à nos
paroles, sur le secret qui nous habite et qui donne de la
force à nos actions. Comme Jean Baptiste, soyons des témoins
de lumière! Soyons
de ceux et celles qui osent témoigner, annoncer à ceux et
celles qui les entourent le chemin de la paix, de la joie,
somme toute le chemin de Dieu.
En ce dimanche de la joie, réjouissons-nous pour tous
ceux et celles qui sont lumière pour les autres, pour les
jeunes qui disent leur foi, pour toutes ces personnes qui
sont des traits d'union avec le Christ, pour tous les
multiplicateurs et les annonceurs de Bonne Nouvelle.
Et prions le Seigneur de nous donner cette joie
profonde et vraie qui est celle de le rencontrer dans les
rendez-vous qu'il nous donne, de le reconnaître, et de
l'annoncer comme Jean-Baptiste.
CÉLÉBRATIONS
DU PARDON POUR LE TEMPS DE L’AVENT
Dans les derniers feuillets paroissiaux nous avons annoncé
que les célébrations du pardon, pendant le temps de
l’Avent, prendraient une forme différente : un temps
de rassemblement communautaire autour de la Parole de Dieu,
suivi d’une invitation à rencontrer un des prêtres présents
pour la confession et l’absolution individuelles. Ça
signifie qu’il n’y aura plus d’absolution collective
comme nous avions l’habitude de le faire depuis de
nombreuses années, mais une rencontre individuelle avec un
prêtre pour la confession et l’absolution individuelle.
Dans une lettre adressée à tous les prêtres le 22
octobre dernier, Mgr Ebacher nous rappelait que le sacrement
du pardon n’est pas le seul et unique moyen d’obtenir la
remise des fautes quotidiennes.
Il disait et je cite : «En plus de la forme
fondamentale la plus complète qu’est le sacrement de pénitence,
en plus de la Parole de Dieu si nécessaire, on peut
rappeler que les fautes quotidiennes sont remises par
l’Eucharistie, la prière, le jeûne, les aumônes, la
patience dans les épreuves, le pardon mutuel des offenses,
la pratique de la charité ». Nous sommes donc invités
à redécouvrir ces divers moyens pour la remise des fautes
quotidiennes. Dans
ce sens, lors de nos célébrations, nous vous inviterons à
verser une aumône au profit de deux groupes qui viennent en
aide à des personnes dans le besoin.
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