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Si
vous vous souvenez un peu, dimanche dernier, Jésus nous
invitait à maintenir nos cœurs éveillés, même au cœur de
nos nuits.
Aujourd’hui, deux grands prophètes nous invitent à
faire un pas de plus, en préparant le chemin du Seigneur, en
aplanissant la route.
On
dit que la meilleure façon de tracer un chemin, c’est de
l’emprunter. Je pense qu’une belle façon de le faire,
c’est de transformer les rendez-vous que le Seigneur nous
donne en véritables rencontres parce que nos rendez-vous ne
sont pas toujours de vrais rencontres. Ils peuvent être liés
à un travail, une fonction qu’on exerce, basés sur une
affaire à régler.
On peut avoir un rendez-vous avec le médecin, un homme
de loi, avec la secrétaire, le patron, un homme à tout
faire, le déneigeur sans que ce soit de vraies rencontres.
Pour qu’ils le deviennent, il faut faire un petit
bout de chemin : se préparer, s’ouvrir à la personne
qu’on accueille, lui être attentif, se mettre à son écoute.
Quand,
par exemple, on invite des amis à venir souper à la maison,
on ne se contente pas d’attendre qu’ils arrivent. On fait
un petit ménage; on prépare le menu, et, s’il le faut, on
fait des courses à l’épicerie pour avoir tout ce qu’il
faut. On prend toutes les dispositions qu’il faut pour que
la rencontre soit intéressante. On voit la même chose chez
les parents qui attendent un bébé, des mois de préparation :
visites chez le médecin, cours prénataux,
diètes spéciales, préparation de la chambre et de la
lingerie. C’est une attente fébrile, remplie d’activités
de toutes sortes.
Les
trois lectures que nous avons entendues nous disent que Dieu
nous donne des rendez-vous.
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Dans la 1ière, le prophète annonce à des
gens en exil, loin de leur pays, que Dieu leur donne un
rendez-vous extraordinaire.
Il viendra les libérer : ils pourront retourner
chez eux et tout reconstruire. En attendant, leur dit-il,
« Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. »
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Dans la 2ième, Pierre dit à des chrétiens
qui vivent des moments difficiles que le Seigneur tiendra sa
promesse : il fera un ciel nouveau et une terre nouvelle.
Il les invite à se préparer pour que le Christ les
trouve nets et irréprochables.
Et finalement, dans l’évangile, Jean Baptiste annonce un
autre rendez-vous,
la visite de quelqu’un bien plus puissant que lui. Même
message : « Préparez le chemin du Seigneur,
aplanissez la route. »
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· L'Agenda de Dieu est plein de rendez-vous. Il nous en
donne encore aujourd’hui! Est-ce que ces rendez-vous vont
demeurer seulement des rendez-vous ou si nous allons les
transformer en véritables rencontres avec Celui qui vient?
Il n’y a pas longtemps, un jeune disait que la fête
de Noël, c’était la fête de la venue de Jésus et que,
pourtant, bien des chrétiens fêtent bien plus le père Noël.
Il voyait là un rendez-vous manqué.
La
fête de Noël est déjà à nos portes!
Nous sommes invités à en faire, non seulement un
rendez-vous mais une véritable rencontre avec le Seigneur.
Nous avons l’occasion de retrouver ce qui fait le cœur
de notre vie chrétienne.
·
Les magasins sont décorés depuis un bout de temps.
Les devantures de
nos maisons s’illuminent de plus en plus.
On pense aux échanges de cadeaux. On risque de
manquer le rendez-vous de Dieu. Transformons ce rendez-vous
en rencontre en aplanissant la route par une prière plus
intense, par la méditation, par le sacrement du pardon.
·
Cet après-midi, les « guignoleux » vont
passer de maison en maison. C’est le Seigneur qui nous
donne un rendez-vous à travers les pauvres;
il nous disait : « J’avais faim,
j’avais soif… »
Dans une lettre, St Jean disait que la mesure de
notre amour de Dieu, c’est l’amour que vous avons pour
nos frères et nos sœurs.
Ces rendez-vous peuvent devenir une belle rencontre!
On me parlait d’une famille aisée qui avait renoncé
à un échange de cadeaux pour le transformer en un geste de
partage avec une famille pauvre.
C’est définitivement une belle façon de préparer
la route au Seigneur.
·
Le Seigneur nous donne plein d’autres rendez-vous.
Il ne cesse de venir à notre rencontre. On
s’imagine que ces rencontres doivent être
extraordinaires. Ce n’est pas ça que la fête de Noël
nous dit.
Il se présente à nous comme un enfant, un nouveau-né,
un bébé fragile, dans la discrétion d’une étable,
dans la simplicité des bergers.
La
meilleure façon de tracer un chemin, c’est de
l’emprunter.
Nous allons le signifier d’une manière symbolique,
tantôt.
Pour
venir communier, il faut se mettre en route,
emprunter le court chemin d’une allée, pour aller
à la rencontre de Celui qui vient à nous.
Puisse l’eucharistie nous aider à prendre le
chemin qui conduit au Christ, chaque jour de notre vie.
Poursuivons
notre prière.
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