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Pour
actualiser l’évangile aujourd’hui, je vais essayer de me
mettre dans la peau de deux personnages qui vous
raconterons eux-mêmes leur histoire.
Premier personnage!
Bonjour!
Je m’appelle Simon, le fils de Jonah. J’habite à
Capharnaüm, en Galilée, une ville de mauvaise réputation
située au bord du lac de Tibériade. Je suis pêcheur de métier!
Un métier pas facile! Des
tempêtes, j'en ai vu de toutes les couleurs. Passer des nuits
blanches à rien prendre, je connais ça!
C'e n’est pas ça qui aide à faire vivre la famille.
Un
bon matin que je revenais de la pèche, j'étais en train de
ramasser mes filets et de faire du ménage dans ma barque
quand il y a un homme, dans la trentaine à peu près, qui est
venu me voir. Je pensais qu'il voulait m'acheter du poisson,
mais il m'a dit «Viens, suis-moi, je vais faire de toi un pêcheur
d’hommes!!»
Ça ressemblait un peu à votre Évangile
d’aujourd'hui "Venez à moi, vous tous qui peinez, je
vous soulagerai!".
Impulsif comme je suis et sans trop réfléchir, je
l’ai suivi.
J’ai appris à le connaître au fil des années.
C’était le cousin de Jean-Baptiste qui prêchait
dans le désert.
Il faisait des choses extraordinaires.
Je
dis « extraordinaire » parce que, à cause de lui,
on a eu quelques pêches qu’on pourrait qualifier de
« miraculeuses. ». Une fois, il a même apaisé
une grosse tempête alors qu’on était en train de chavirer.
Et tout ça, c’est sans parler de tout le bien
qu’il faisait. Il en a soulagé du monde. Il guérissait
toutes sortes de maladies; Il pardonnait comme on n’avait
jamais vu.
Des fois, il parlait en paraboles, pas toujours faciles
à comprendre, mais il y avait du monde qui se sentait visé,
surtout les pharisiens qui faisaient porter aux autres des
fardeaux qu’ils ne levaient même pas du petit doigt. Des
fois, je me disais "ça va mal finir cette histoire là!"
Mais, je me raisonnais et je me disais qu’il était
tellement bon et puissant qu’il finirait bien par gagner.
Pour vous dire le fond de ma pensée, j’étais
certain que c’était lui le libérateur que nos prophètes
avaient annoncé et qu’on attendait depuis si longtemps.
Une
fois, il nous a demandé à moi et à mes amis qu'est-ce
qu’on pensait de lui? Je n’ai pas tourné autour du pot :
"C’est toi le Messie." Là, il m’a dit que ça
ne venait pas de moi. puis il a commencé à nous dire qu'il
allait être arrêté, jugé, mis à mort. "Ben,
voyons, ça n'a pas d'allure! » que je lui ai dit.
Il m'a piqué une méchante crise, cette fois-là. Il
avait bien raison!
Pas longtemps après, ils sont venus l’arrêter,
comme un bandit.
Là, j'ai eu peur!
Tellement que j'ai dit à une fille que je ne l’avais
jamais vu! Trois fois! Quand il m’a regardé en sortant du
tribunal, j’ai braillé comme un enfant.
Il
nous avait dit qu'il était pour ressusciter, et c'est arrivé
le jour de Pâques. Parfois,
sans qu’on s’y attende, il était là au milieu de nous
autres. Pas juste une fois! Plusieurs fois!
La dernière fois qu’on l’a vu, il m’a demandé
devant tout le monde, si je l’aimais. Trois fois encore!
Vous comprenez que je n’étais pas à l’aise avec
tout ce que j’avais fait.
Mais je l’aimais, puis je lui ai dit.
Alors il m’a dit : c’est toi qui va être
responsable de mon Église. J’ai bien vu que, ce qui
comptait pour lui, ce n’était pas mon "Curriculum
Vitae", mais d’être sûr que je l’aimais.
Quand
vous l’entendrez vous dire : "Venez à moi, vous
tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous
procurerai le repos » vous vous rappellerez de mon
histoire parce que, quand je me suis mis à le suivre, ça a
changé toute ma vie.
Deuxième
personnage.
Bonjour!
J’aime
mieux ne pas vous dire comment je m’appelle. Vous connaissez
le le
médecin qui est à Antioche, Luc.
Un jour, il est venu me rencontrer pour que je lui
raconte mon histoire avant d’écrire son livre sur Jésus.
Il n’a pas écrit mon nom dans son livre!
Très délicat de sa part.
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En
ville, on m'appelait "la femme pécheresse", ça
vous donne une petite idée! La pomme pourrie, c’était
moi!
Le monde changeait de trottoir quand il me
rencontrait sur la rue. Il n’y avait personne qui
m’aimait vraiment! Même pas le bon Dieu, parce que
j’avais appris qu’il aimait juste les bons puis qu’il
punissait les méchants.
Vous
comprenez comment je pouvais me sentir toute seule, sans
avenir, un gros voyage sur les épaules.
Une
fois, il y a quelqu'un qui m'a parlé d'un certain Jésus.
Il me racontait que tout le monde allait l’écouter
quand il passait dans un village, comme le pape quand il
fait des voyages.
Il répétait que le bon Dieu était tendresse et
pitié, plein d'amour, qu'il fallait toujours pardonner. Il
avait même vu ce Jésus guérir 10 lépreux en même temps.
Pour nous autres, s’il y avait des impurs, c’était bien
eux-autres.
Nos chefs nous disaient qu’ils étaient punis à
cause de leurs péchés. Il fallait même qu’ils se promènent
avec une clochette pour avertir le monde qu’ils étaient
dangereux. C'était bien pire que moi, ça!
Pourtant ce Jésus les avait guéris!
Ça
me faisait du bien d’entendre ça! Je
me promettais bien d’aller le voir quand il passerait par
chez nous. Dans
mon cœur, il y avait une voix qui me disait : « Tu
devrais aller le voir, il va te faire du bien! » Ça
revenait puis ça revenait! Ça a duré des mois!
Puis,
un soir du mois de décembre, j'ai appris qu’il avait été
invité à souper par Simon, un pharisien qui demeure à
l’autre bout de la ville.
Je n’en pouvais plus! C'était
plus fort que moi, j'ai pris mon courage à deux mains, il
fallait que je le vois, ce Jésus. Que le diable emporte
Simon, il pensera ce qu’il voudra!
Quand
je suis arrivé à la maison, il y a un serviteur qui m'a
dit que ça n’allait pas bien.
Simon avait mal accueilli son invité.
Il avait même pris la peine d’en inviter
d’autres comme lui, juste pour prendre Jésus au piège.
Quand je suis entrée dans la salle, je vous dis que je n’étais
pas la bienvenue. Un vrai silence de mort!
Je m’étais dit : « Je vais faire pour Jésus
ce que Simon aurait dû faire quand on accueille quelqu’un
chez nous.
Vous savez, quand on arrive d’un long voyage à
pied, dans le sable puis dans la chaleur, on ne sent pas bon
et on a besoin de se laver un peu. Alors je me suis approchée
de Jésus.
Je lui ai mis un petit peu de parfum sur la tête.
Je lui ai lavé les pieds.
M'a vous dire bien franchement, je n’avais pas
besoin d'eau, je braillais comme une Madeleine. Jésus
a bien vu que Simon n’était pas de bonne humeur.
Alors, il lui a dit : « Tu sais, Simon,
elle a fait pour moi ce que toi tu aurais dû faire. Je
te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés sont
pardonnés, parce qu'elle a montré beaucoup d'amour. Vous
auriez dû voir ces yeux quand il m’a regardée et qu’il
m’a dit : "Tu peux t'en aller en paix
maintenant, ta foi t'a sauvée ».
J’étais
bouleversée! Je flottais!
C’était comme si je revenais au monde une
deuxième fois.
Puis, je suis sortie de la maison! Je ne sais pas
trop comment le souper a fini.
J’ai
toujours suivi Jésus par après. J’étais là quand ils
l’ont mis sur la croix.
J’ai été une des premières à courir au tombeau,
de bonne heure le matin de Pâques.
Et quand je me suis aperçue qu’on avait volé son
corps, j’ai demandé au jardinier où on l’avait mis. Je
l’ai entendu prononcer mon nom avec tellement d’amour.!
C’était lui! J’ai couru comme une folle pour le dire
aux autres, mais ils pensaient que je délirais. Ils ne me
croyaient pas!
Si
jamais vous tombez sur le livre de Luc et que vous lisez le
passage où Jésus dit :
"Venez à moi, vous tous, qui peinez sous
le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car
je suis doux et humble de cœur", vous vous souviendrez
de mon histoire et vous comprendrez quel fardeau est tombé
de mes épaules ce soir là.
Poursuivons
notre prière.
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